Le village coopératif

des projets pour un territoire

Mellionnec

Mellionnec est une commune où la dynamique associative est très ancrée. Le village découvre les statuts coopératifs depuis quelques années avec la boulangerie (SCOP) et l'épicerie (SCIC). La construction de cette culture commune amène à constater que « Le village » est une dimension pertinente pour vivre, éduquer, travailler, se cultiver et s'épanouir. Le village coopératif développe une nouvelle ambition : réunir tous les acteurs concernés autour d'un projet de territoire. Le statut de coopérative d'intérêt collectif facilite l'intervention et la rencontre des acteurs publics et privés. L'auberge est le premier projet qui concrétise cette envie d'expérimentation.

Des activités au service du territoire

Le village coopératif part du constat que les territoires ruraux regorgent d’idées et d’envies. Il a l’objectif de permettre la mise en œuvre de ces envies à travers trois leviers.
 

  • Effectuer un travail de recherche appliquée sur la ruralité d'aujourd’hui et l'économie solidaire : le village coopératif est un laboratoire d'idées et se met en lien avec des chercheurs, des étudiants pour valider les principes d'ultra-ruralité, d'économie solidaire et développer des outils pour les faire vivre.
     

  • Développer des équipements structurants : dans le cadre de projets structurants le village, la coopérative intervient partiellement (construire une maison paramédicale et louer les locaux à des praticiens) ou s'investit complètement (construire l'auberge et exercer le métier d'aubergiste) dans l’exploitation des locaux qu’elle construit.
     

  • Être un outil au service de la création d’emploi : pour faciliter les démarches entrepreneuriales et permettre une offre de services adaptées dans un cadre légal, elle développe une activité de service d'accompagnement et d'encadrement aux entrepreneurs salariés.

Les valeurs coopératives :
le multi-sociétariat

SCIC. Le choix de la forme de société coopérative d’intérêt collectif constitue une adhésion à des valeurs coopératives fondamentales telles qu’elles sont définies par l’Alliance Coopérative Internationale avec notamment :

  • La prééminence de la personne humaine ;

  • La démocratie ;

  • La solidarité ;

  • Un sociétariat multiple ayant pour finalité l’intérêt collectif au-delà de l’intérêt personnel de ses membres ;

  • L’intégration sociale, économique et culturelle, dans un territoire déterminé par l’objet social.

 

Le multi-sociétariat. L'ambition d'une véritable démocratie interne nécessite de réfléchir à la capacité d'implication de chaque catégorie. Celle-ci est définie entre autres par le statut des intervenants et l'engagement qui en découle. Pour certains, l'approche est professionnelle et se fait sur la reconnaissance de compétences. Pour d'autres, elle est basée sur le bénévolat et implique une acceptation des limites imposées par la disponibilité.

 

Mixité. Il est nécessaire de trouver un fonctionnement qui se nourrit de cette mixité, qui donne toute sa place à l'implication bénévole sans ralentir le quotidien d'une structure qui doit être opérationnelle et rentable, au niveau qu'elle s'est elle-même fixée.

Cinq profils d'associés


Les investisseurs. La structure donne une place à celui qui apporte les moyens financiers de la réalisation. Personne physique ou morale, son intérêt premier n'est pas un retour financier mais une valorisation de son appartenance à une économie qui place l'humain comme objectif prioritaire.

 

Les personnalités. Cette catégorie est aussi principalement constituée de personnes physiques ou morales extérieures au territoire, qui par leurs activités ou leurs attentes, expriment le besoin d'une expérimentation dans les territoires ultra-ruraux. Elles participent à la recherche, font connaître l'expérimentation et diffusent ses résultats : elles écrivent des essais, donnent des conférences, légifèrent, …

Les collectivités territoriales et personnes de droit public. Représentées par les élus, responsables au nom des citoyens de la gestion du territoire, les collectivités participent, au travers de la coopérative de territoire, à la mise en œuvre d'un nouvel outil de développement de la vie sociale et économique. Favorisant l'hybridation des financements publics et privés, elles élargissent le champ d'intervention de l'ensemble des acteurs.
Par leur présence, elle renforce la recherche de l'intérêt général.

 

Les salariés. Présents au quotidien, ils sont les animateurs et gestionnaires du projet. Leur motivation est la clé du succès et le fait qu'ils soient reconnus comme membres actifs de la décision leur donne les meilleurs atouts pour être à la hauteur des attentes des autres catégories. Recrutés pour leurs compétences et leur motivation, ils sont le point d'appui de l'intérêt collectif.

 

Les usagers. Donner une place aux usagers revient à remettre en cause de nombreux paradigmes de l'entreprise classique.
C'est un des enjeux de la coopération. Leur engagement est nécessaire et représente la véritable alternative dans la démarche économique, les resitue comme acteur plutôt que sujet. Ils interviennent dans un cadre réellement participatif. Ils sont à terme les actionnaires de remplacement ; ils sont donc ceux qui aident à déterminer les enjeux et la pertinence des engagements. Leur présence leur permet de faire pour eux ce que d'autres pourraient hésiter à faire en leur nom.
Leur engagement sur le territoire est le signe de la vitalité de celui-ci et confirme que la dynamique va perdurer, puisqu'ils en sont les acteurs.

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